Le patron américain moyen a gagné 11,7 millions

Photo: Evan Vucci Associated Press Le p.-d.g. le mieux payé serait Hock Tan (notre photo) de Broadcom, qui a empoché 103,2 millions.

Les patrons des plus grandes entreprises publiques ont obtenu une augmentation de 8,5 % l’an dernier, éclipsant les gains salariaux du travailleur type et portant à 11,7 millions $US le salaire médian des p.-d.g.

L’augmentation de salaire correspond à la hausse que les p.-d.g. ont reçue en 2016, selon les informations salariales, boursières et autres données de rémunération analysées par Equilar pour l’Associated Press. Dans l’ensemble de l’indice élargi S&P 500, le p.-d.g. typique a fait 164 fois le salaire médian de ses employés, selon l’analyse d’Equilar.

Étant donné que le gouvernement américain a laissé aux entreprises une marge de manoeuvre importante pour calculer la rémunération médiane de leurs travailleurs et que certaines industries dépendent fortement des travailleurs à temps partiel, les ratios de rémunération des p.-d.g. sont imparfaits et compliquent les comparaisons. Malgré une certaine résistance, le Congrès a forcé les entreprises à publier les données comme moyen de mettre en lumière l’inégalité des revenus.

Les détracteurs parmi les groupes d’affaires, les universitaires et les conseillers en rémunération affirment toutefois que le ratio peut donner une fausse impression. Par exemple, certaines entreprises excluent certains de leurs travailleurs étrangers moins bien payés, ce que permettent les règlements. Et les entreprises avec de grandes équipes de travail à temps partiel montreront une plus grande disparité entre la rémunération du p.-d.g. et la rémunération médiane.

Chez Yum Brands, le salaire de 12,3 millions du p.-d.g. Greg Creed était 1358 fois plus élevé que la médiane de l’entreprise de 9111 $US. L’employé qui gagnait ce montant, sur une base annuelle, travaillait à temps partiel dans un restaurant Taco Bell. Même chez United Rentals, où la rémunération médiane était de 77 127 $US l’année dernière, un travailleur aurait besoin de 166 ans pour égaler les 12,8 millions en compensation que le p.-d.g. Michael Kneeland a empochés l’année dernière.

Jusqu’à présent, les actionnaires semblent à l’aise avec la rémunération des p.-d.g. Chez Yum Brands et United Rentals, plus de 95 % des actionnaires ont approuvé le salaire de leurs p.-d.g. l’année dernière. Le titre de Yum Brands est en hausse de 31,1 % et celui de United Rentals, de 62,8 %, ce qui explique probablement ce soutien. Les conseils d’administration expliquent qu’ils associent davantage la rémunération de leurs dirigeants à la performance de l’entreprise, et qu’ils doivent payer ce que le marché exige pour garder des cadres talentueux.

Lire la suite

Publicités
Publié dans Richesse | Laisser un commentaire

Les banques Royale et TD affichent de solides résultats

La Presse canadienne – 25 mai 2018

Comment ces banques peuvent-elles faire de si gros bénéfices au moment où les fonds mutuels, même à risque modéré, affichent une valeur à la baisse?        M.L.

Toronto — Le bénéfice du deuxième trimestre de la Banque Royale a bondi de plus de 9 % par rapport à l’an dernier, grâce aux bons résultats de ses divisions des deux côtés de la frontière.

Le plus grand prêteur au Canada au chapitre de la valeur boursière a déclaré un bénéfice net de 2,98 milliards, ou 2,06 $ par action, pour le trimestre clos le 30 avril. En comparaison, il avait engrangé un profit de 2,72 milliards, ou 1,85 $ par action, un an plus tôt. Sur une base ajustée, la Royale a gagné 2,10 $ par action pour le trimestre, en hausse par rapport au profit par action de 1,89 $ de l’année précédente.

Selon le chef de la direction de la Royale, Dave McKay, « nos secteurs ont mis en oeuvre des stratégies de croissance axées sur la clientèle tout en continuant de démontrer une solide culture de gestion du risque ».

Le bénéfice net de la division canadienne des services bancaires aux particuliers et aux entreprises a augmenté de 7 % à 1,46 milliard. Et malgré le ralentissement du marché de l’habitation au Canada, la croissance des prêts hypothécaires de la Banque Royale est demeurée stable. À la fin du trimestre, la valeur des prêts hypothécaires résidentiels non assurés et assurés au Canada s’élevait à 258 milliards, ce qui représentait une hausse de 5,1 % par rapport à l’année précédente.

Le bénéfice net du secteur de la gestion de patrimoine de la Royale a enregistré une hausse de 25 % à 537 millions. La banque a attribué cette croissance à plusieurs facteurs, notamment à une augmentation du revenu net d’intérêt — les profits générés par les prêts — en raison des taux d’intérêt plus élevés et d’un taux d’imposition effectif plus faible aux États-Unis.

Le profit du secteur de l’assurance de la banque a augmenté de 4 % à 172 millions par rapport à l’an dernier, tandis que celui de la division des services aux investisseurs et de trésorerie a augmenté de 10 % pour atteindre 212 millions. La division des marchés des capitaux a toutefois enregistré un bénéfice net stable à 665 millions.

Le ratio des fonds propres de première catégorie s’est établi à 10,9 %, contre 11 % au trimestre précédent. Il était de 10,6 % il y a un an.

+17% pour la TD

Pour sa part, la Banque TD a inscrit un bénéfice net en hausse de plus de 17 % pour son deuxième trimestre, par rapport à l’année précédente. Il s’est élevé à 2,85 milliards, ou 1,54 $ par action, pour le trimestre clos le 30 avril, contre celui de 2,43 milliards, ou 1,31 $ par action, à la même période un an plus tôt. Sur une base ajustée, le bénéfice de la Banque TD a atteint 1,62 $ par action pour le trimestre, comparativement à celui de 1,34 $ par action de l’année précédente.

Le bénéfice net de la division canadienne des services de détail a totalisé 1,83 milliard, en hausse de 17 % par rapport à l’an dernier. L’institution a attribué l’amélioration à la hausse des marges, à la bonne croissance des volumes et à la solide performance du crédit, ainsi qu’à l’augmentation des volumes de négociation et des actifs gérés dans ses activités de gestion de patrimoine.

La division américaine des services de détail a vu son bénéfice net augmenter de 16 % à 979 millions.

Le ratio des fonds propres de catégorie 1 a été de 11,8 % pour le trimestre, en hausse par rapport à celui de 10,8 % d’il y a un an.

Publié dans Éducation financière, Richesse | 7 commentaires

L’État doit-il subventionner les journaux gratuits pour leur survie?

Photo: Bertrand Guay Agence France-Presse Dans certains pays européens, les modes de subvention ont d’abord essentiellement tenu compte de la presse imprimée, dont on a tenté de freiner le déclin.

Vue d’Europe, la conversion annoncée du quotidien La Presse en un organisme sans but lucratif a de quoi étonner. Pionniers dans le domaine des aides à la presse écrite, les pays européens n’ont en effet jamais eu de réticences à subventionner des journaux appartenant à de riches familles ou à de grands conglomérats, pourvu que leurs états financiers soient transparents. Nulle part en Europe, on n’a vu de grands quotidiens se convertir en OSBL pour avoir accès à des subventions de l’État. Par contre, dans la plupart de ces pays, on demeure très réticent à subventionner des journaux gratuits, comme La Presse, pour lesquels les lecteurs ne sont pas prêts à débourser un minimum d’argent pour s’abonner ou acheter un exemplaire.

Dans la liste des 300 journaux français qui se partagent une cagnotte de plus d’un milliard d’euros, on ne trouve qu’un seul quotidien gratuit (Direct Matin), qui n’a reçu que quelques milliers d’euros d’un fonds lié à la presse en ligne. L’essentiel de cette aide va aux grands quotidiens nationaux comme Le Parisien (7,7 millions), Libération(6,4 millions), Le Figaro (6,4 millions), Le Monde (5,4 millions) et La Croix (4,4 millions). Or, la plupart d’entre eux sont la propriété de groupes comme Dassault pour Le Figaro et LVMH (Bernard Arnault) pour Le Parisien, ou d’entrepreneurs privés comme Xavier Niel (Free Mobile) et Mathieu Pigasse (Banque Lazard) pour Le Monde. Ces aides comprennent aussi bien des aides directes, destinées à assurer la diversité de l’information, qu’indirectes comme un taux de TVA (taxe sur la valeur ajoutée qui est un impôt indirect sur la consommation) réduit à 2,10 %, l’aide de la poste, au portage ou à l’Agence France-Presse

En France, où les aides à la presse existent depuis 1796, la demande des journaux gratuits comme Métro et 20 Minutes de bénéficier de ces aides directes a toujours été repoussée. Et cela, même si après avoir été une poule aux oeufs d’or, la presse gratuite perd aujourd’hui de l’argent à cause de la chute des revenus publicitaires. « Il est normal que la presse gratuite soit exclue de ces aides, explique l’ancien député socialiste Michel Françaix, auteur d’un rapport sur les aides à la presse. À partir du moment où l’on choisit de ne s’appuyer que sur les revenus publicitaires, et non plus sur la contribution des lecteurs, on ne peut pas décider de manger à tous les râteliers. »

Pour Claude Chollet, président de l’Observatoire du journalisme, la gratuité représente une forme de dumping à l’égard des autres médias. Il n’est donc pas question de l’encourager. « Il ne serait pas normal d’aider un journal qui ne s’appuie pas sur le soutien de ses lecteurs, dit-il. Il n’y aura jamais de presse de qualité sans le soutien des lecteurs. »

Lire la suite

Publié dans Culture internationale, Démocratie, Pouvoir | 39 commentaires

La carte de crédit!

Que comprenez-vous de ce que McSween explique? Si votre taux d’intérêt est de 20% par année, comabien payerez vous d’intérèts pour la situation qu’il relate?     M.L.

Publié dans Éducation financière | 31 commentaires

Forte hausse de l’activité immobilière dans la région métropolitaine au mois d’avril

François Desjardins – 5 mai 2018

Quelles sont les raisons d’une telle hausse? Y a-t-il des mouvements d3e populatioon à l’origine de celle-ci? Quelles sont les conséquences de cette hausse des prix? D’autre villes vivent-elles ou ont-elles vécue des situations semblables?       M.L.

Le marché immobilier de la grande région de Montréal a été particulièrement actif en avril alors que les transactions ont bondi de 10 % par rapport à l’an dernier, indiquent les données de la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM).

Les chiffres dévoilés vendredi surviennent dans un contexte où l’économie de la métropole, théâtre d’une hausse des investissements et d’un marché du travail qui a pris son envol, connaît une croissance supérieure au reste du Québec.

« C’est un gros mois », a dit en entrevue Marc Lacasse, courtier immobilier et porte-parole de la CIGM. « L’année 2018 continue sur les chapeaux de roue. Les conditions économiques sont très favorables à Montréal. Dans ce qui stimule l’immobilier, il y a le taux de chômage et le niveau de confiance des gens. »

Selon la CIGM, 5432 propriétés ont changé de mains au cours du mois dernier, ce que l’organisme qualifie de « meilleur mois d’avril » en huit ans. Derrière ce chiffre, dont le tiers est composé d’appartements d’immeubles en copropriété, figure toutefois un nouvel élément : alors que Montréal a vu une hausse de 6 % du niveau d’activité, la Rive-Sud est à 15 % d’augmentation, tandis que les banlieues nord ont connu une poussée de 12 %. Il y a peut-être là le résultat d’un rattrapage, a dit M. Lacasse.

Lire la suite

Publié dans Économie, Éducation financière, populations, Pouvoir, Richesse | 18 commentaires

HAUSSE DU PRIX DE L’ESSENCE: RISQUES EN BOURSE POUR LE SECTEUR DE LA CONSOMMATION

RICHARD DUFOURLA PRESSE 2/05/2018

 

La hausse du prix de l’essence, qui a atteint 1,48 $ le litre hier à Montréal, touche directement les poches des consommateurs, ce qui risque de causer des dégâts en Bourse, affirment des experts.

« Ça devient un peu plus difficile pour le secteur de la consommation. Plus tu dois mettre de l’argent pour payer ton essence, moins il t’en reste pour dépenser ailleurs », lance le stratège Martin Roberge, de la firme Canaccord.

Ce point de vue est partagé par Mona Nazir, l’analyste spécialisée dans les transports de la Banque Laurentienne. La hausse des prix à la pompe s’observe un peu partout dans le monde, mais Mona Nazir fait néanmoins remarquer qu’environ 40% des clients du voyagiste Transat sont au Québec. « S’ils ont moins d’argent discrétionnaire, ils prendront potentiellement moins de vacances. »

Cependant, pour que l’impact soit réellement tangible, ajoute l’analyste, il faudrait que la hausse à la pompe se prolonge sur une longue période.

Et il n’y a pas que le prix de l’énergie qui monte, dit Martin Roberge. « Il y a aussi le prix des hypothèques avec les hausses de taux d’intérêt. »

Lire la suite

Publié dans Éducation financière, Richesse | 42 commentaires

Iran: l’accord nucléaire «en aucune manière négociable», dit Rohani

Agence France-Presse/29-04-2018
TÉHÉRAN

L’autre affaire internationale qui concerne le nucléaire. Est-ce Donald Trump ou Emmanuel Macron qui mène le Bal! Les Iraniens ont-ils l’intention de coopérer? Décrivez ce que vous comprenez de cet accord!         M.L.

L’accord nucléaire de 2015 entre l’Iran et six grandes puissances n’est en « aucune manière négociable », a déclaré dimanche le président iranien Hassan Rohani à son homologue français Emmanuel Macron, selon le site internet de la présidence iranienne.

« L’accord nucléaire ou tout autre sujet sous son prétexte n’est en aucune manière négociable », a déclaré M. Rohani lors d’une conversation téléphonique avec M. Macron.

L’Iran « n’acceptera aucune restriction au-delà de ses engagements » conformes aux règles internationales après 2025, quand des clauses de l’accord de 2015 vont expirer, a-t-il ajouté.

Selon un communiqué de la présidence française, M. Macron a fait part à son homologue iranien « de son souhait que les acquis de la négociation de 2015 soient préservés et que les discussions puissent s’ouvrir sur les trois sujets additionnels indispensables que sont le contrôle de l’activité nucléaire [de l’Iran] après 2025, le programme balistique de l’Iran et les principales crises régionales ».

Au cours de leur discussion téléphonique d’une heure, les deux présidents ont convenu, d’après l’Élysée, « de travailler principalement dans les prochaines semaines sur la préservation du contenu de l’accord de 2015 dans toutes ses composantes, ainsi que sur la situation au Yémen et en Syrie », pays dans lesquels Téhéran est impliqué à différents niveaux.

Lire la suite

Publié dans tensions et conflits | 23 commentaires

Kim Jong-un offre de fermer son site atomique en mai

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a proposé selon Séoul de fermer son site d’essais atomiques en mai et d’inviter dans le pays reclus des experts américains alors que Donald Trump se montrait optimiste sur la possibilité d’un accord nucléaire avec Pyongyang.

Cette promesse relayée dimanche par la présidence sud-coréenne est la dernière illustration en date du tourbillon diplomatique qui s’est emparé ces derniers mois de la péninsule, avec vendredi un sommet intercoréen historique.

M. Kim et le président sud-coréen Moon Jae-in sont convenus à cette occasion de parvenir à « une péninsule coréenne non nucléaire ».

Pendant des années, Pyongyang a soutenu qu’il ne renoncerait jamais à l’arme atomique, indispensable selon lui pour le protéger d’une invasion américaine.

« M. Kim a dit, au cours du sommet avec le président Moon, qu’il procéderait à la fermeture du site en mai et qu’il allait bientôt inviter des experts de Corée du Sud et des États-Unis ainsi que des journalistes pour révéler le processus à la communauté internationale de manière transparente », a dit Yoon Young-chan, le porte-parole de la Maison bleue, la présidence sud-coréenne.

« M. Kim a déclaré “Les États-Unis nous trouvent repoussants, mais une fois que nous parlerons, ils se rendront compte que je ne suis pas quelqu’un qui va tirer une arme nucléaire sur le Sud ou les États-Unis ou viser les États-Unis” », a poursuivi le porte-parole.

« “Si nous nous voyons souvent [avec Washington], si nous construisons la confiance, mettons fin à la guerre et finalement qu’on nous promet qu’il n’y aura pas d’invasion, pourquoi vivrions nous avec des armes nucléaires ?” ».

Il est vraisemblable que ces déclarations soient perçues comme une carotte avant un autre sommet très attendu, entre M. Kim et le président américain Donald Trump, lequel a fait montre d’un optimisme prudent.

La rencontre aura lieu « dans les trois ou quatre prochaines semaines », a dit le chef de la Maison-Blanche lors d’un rassemblement de ses partisans dans le Michigan, et elle sera « très importante ».

Lire la suite

Publié dans tensions et conflits | 49 commentaires

Poloz ne fait pas grand cas d’une inflation supérieure à 2% pour l’année 2018

22/04/2018 – Alexander Panetta – La Presse canadienne à Washington

Une augmentation du taux d’inflation qui coincide avec une augmentation des taux d’emprunt…quelle drôle de coincidence! Selon vous, quels sont les facteurs qui influencent cette hausse inhabituelle? Croyez-vous que ce ne soit réellement que passager? En quoi ce phénomène pourrait-il contribuer à creuser l’écart entre les très riches et les autres?       M.L.

Le gouverneur de la banque centrale du Canada affirme que l’inflation dépassera probablement la cible historique de deux pour cent pour l’année entière, tout en disant ne pas en faire grand cas puisque la tendance à plus long terme est stable.

Stephen Poloz s’est porté en faux contre l’idée que la cible de deux pour cent représente une barrière infranchissable, et a affirmé que le plus important était que l’inflation demeurerait en moyenne autour de deux pour cent sur plusieurs années.

Le gouverneur de la Banque du Canada a tenu ces propos, samedi, quelques jours après avoir révélé qu’il maintenait le taux directeur au même niveau pour une seconde mise à jour des politiques consécutive, malgré la projection de l’indice des prix à la consommation à 2,3 pour cent pour 2018.

Il s’agit du plus haut taux d’inflation au Canada depuis plusieurs années, à la suite d’une période de profil plus bas au coeur de l’effondrement des prix du pétrole.

Dans un contexte de remontée des prix dans le secteur énergétique, M. Poloz dit croire qu’il est normal que la tendance à long terme se rééquilibre.

Lire la suite

Publié dans Éducation financière, Richesse | 19 commentaires

LA FIN DE LA RÉCRÉATION EN POLITIQUE MONÉTAIRE

Tous les lundis, La Presse Affaires invite un professionnel du secteur des placements à discuter de ses principales préoccupations concernant l’économie et les marchés financiers. Notre invité cette semaine : Benoît Durocher, vice-président directeur et chef stratège chez Addenda Capital, à Montréal. Cette filiale de la coopérative financière ontarienne Co-operators gère 28,5 milliards en actifs provenant d’une clientèle d’investisseurs institutionnels.

Alors que les fondamentaux de l’économie et les résultats des entreprises demeurent positifs, je constate que les marchés boursiers s’éveillent enfin à l’impact éventuel de la neutralisation de la politique monétaire qui est déjà en cours parmi les principales banques centrales.

En particulier à la Réserve fédérale américaine (Fed) qui, après des années de politique monétaire expansionniste, effectue cette neutralisation sur deux fronts simultanément : en remontant lentement son taux d’intérêt de référence – à trois, peut-être quatre reprises cette année – et en atténuant son intervention de soutien dans le marché obligataire (fin des achats massifs d’obligations et réduction d’inventaires).

Pour les marchés boursiers, ça représente à mon avis la fin de la récréation en matière de politique monétaire, qui a été très accommodante depuis des années.

Mais en dépit des signaux de la Fed depuis un certain temps, les marchés boursiers ont trop tardé jusqu’à récemment à s’ajuster à ce changement important de politique monétaire et, éventuellement, de continuité du cycle économique favorable à l’amélioration des résultats des entreprises.

Lire la suite

Publié dans Économie, Éducation financière, Richesse | 6 commentaires