MON PAYS

RIMA ELKOURI/LA PRESSE

Voici un article de Rima ElKouri, journaliste à La Presse. Elle porte sur son opinion sur laïcité, sur la vision que les partis ont de celle-ci, sur l’effet qu’une pratique inappropriée peut avoir sur une partie de la population. Et toi, quelle est ta vision de la laïcité?       M.L.

Je vois mon courrier comme un baromètre de l’air du temps. Ces temps-ci, si j’en crois le baromètre, l’air du temps a un petit quelque chose de toxique.

Une des premières réactions reçues au lendemain de la victoire de la Coalition avenir Québec (CAQ), alors que j’exprimais des réserves face à la conception du changement de ce parti, fut cette charmante proposition de voyage : « Vous ne connaissez pas le Québec qui vous a accueillie… et on dirait que vous ne voulez pas le connaître. SVP changez “de poste” ou retournez vivre chez vous. Le Québec a tout fait pour vous ; il est temps de faire votre part pour le Québec. »

Cette semaine, après une chronique sur #metoo, autre missive sympathique d’un lecteur : « Pleine de préjugés sur les Québécois. Retournes [sic] d’où tu viens. »

Ces appels à retourner « d’où je viens » – ce qui, dans mon cas, est une invitation à faire un trajet sur la ligne orange du métro – ne sont pas nouveaux en soi. J’en ai déjà parlé. J’en reçois depuis que j’ai commencé à faire de la chronique, en 2001. Mais les messages s’intensifient à certains moments, au gré de l’actualité, surtout lorsque la question identitaire revient au centre du débat public.

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Le réchauffement a multiplié par quatre les catastrophes depuis les années 1970

Agence France-Presseà Genève

Croyez-vous que l’humanité peut stopper ses comportements causant le réchauffement climatique? Quelle vision avez-vous de l’avenir?       M.L.

« Dans les années 1970, nous faisions face à 80 à 100 chocs et dangers graves liés au climat » chaque année, alors que leur nombre a été d’environ 400 l’an dernier, « quatre fois plus », a déclaré Elhadj As Sy, le secrétaire général de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), dans un entretien avec l’AFP.

S’exprimant en marge d’une conférence à Genève sur l’impact humanitaire du réchauffement, d’autres humanitaires ont également mis en garde contre les déplacements de population et les risques de famine si l’on ne parvient pas à limiter la hausse des températures.

Selon Gernot Laganda, chargé des risques de catastrophes liées au climat au Programme alimentaire mondial (PAM), si la planète se réchauffe de 2 °C, il y aura 189 millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire. « Et si c’est 4 °C, on dépassera le milliard », a-t-il ajouté.

Il a rappelé que les chocs climatiques provoquaient déjà le déplacement de quelque 22,5 millions de personnes chaque année et avaient un impact important sur les pays en conflit, comme la Syrie, le Yémen et la République démocratique du Congo, en créant un phénomène de « cocotte-minute ».

Dans un rapport publié lundi, les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont appelé à des transformations « rapides » et « sans précédent » si l’on veut limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C.

M. Sy a toutefois estimé qu’il n’y avait « pas de fatalité à ce que ces chocs climatiques deviennent des catastrophes », appelant à une meilleure préparation grâce à « des alertes précoces ».

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Nouvelle séance éprouvante à Wall Street après des attaques de Trump

Photo: Drew Angerer Getty Images Agence France-Presse Le Dow Jones a cédé, jeudi, 2,1%, à 25 052,83 points, au plus bas depuis le 23 juillet.

Wall Street a connu une nouvelle séance agitée et volatile jeudi, alors que de virulentes critiques du président américain, Donald Trump, sur les hausses de taux de la banque centrale (Fed) ont ravivé les inquiétudes sur les conséquences de cette politique sur la croissance.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l’indice vedette de la place new-yorkaise, le Dow Jones, a cédé 2,1 %, à 25 052,83 points, au plus bas depuis le 23 juillet. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 1,3 %, à 7329,06 points, au plus bas depuis le 8 mai. L’indice élargi S&P 500 a cédé 2,1 %, à 2728,37 points, son point le plus bas depuis le 3 juillet. Signe du vent d’inquiétude qui a saisi les investisseurs jeudi, l’indice mesurant la volatilité des marchés (VIX) a atteint un plus haut depuis février, une période où les indices boursiers avaient connu plusieurs séances de chute brutale.

La Bourse de Toronto a touché jeudi son plus bas niveau en six mois, alors que les marchés nord-américains réalisaient un nouveau plongeon. L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a reculé de 200,27 points, ou de 1,3 %, pour terminer les échanges à 15 317,13 points, au lendemain d’une chute de plus de 330 points.

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Le comportement financier des Québécois change peu

Gérard Bérubé-2 octobre 2018

Que pensez-vous du comportement financier de québécois? Vos proches (parents, oncles et tantes) ont-ils un comportement semblable à celui qui est décrit ici?      M.L.

Malgré les efforts déployés en matière de littératie financière ces dernières années et les campagnes de sensibilisation, les Québécois ont peu modifié leur comportement financier.

Pourtant plus avisés, ils obtiennent à peine la note de passage (de 60 %) dans l’Indice de vigilance financière de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Dans l’édition 2018 de l’Indice Autorité, qui mesure la perception de l’utilité et le taux d’adoption d’un ensemble de 40 comportements financiers, la note globale atteint 60,6 %. Ce résultat est qualifié de statistiquement stable par rapport aux données de 2016 (61,2 %) et de 2014 (60,1 %).

Et il se veut à peine plus haut que la donnée originale de 2012 (58,5 %). « Ces résultats confirment la nécessité que nous poursuivions nos travaux de sensibilisation », a souligné Louis Morisset, p.-d.g. de l’AMF.

L’étude porte sur un sondage Web réalisé auprès de 1503 Québécois adultes. Elle vise à créer des indices sur les thématiques touchant le crédit, les investissements et placements financiers, la relation avec un représentant, les assurances, le niveau de sensibilisation à la fraude financière et la planification de la retraite.

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C’est le pourcentage des répondants qui disent ne pas toujours arriver à rembourser le montant exigible dans les délais sur les dettes.

Parmi les faits saillants, comparée à 2012, la version 2018 de l’étude fait ressortir une amélioration notable des comportements en matière de gestion du crédit, d‘assurance automobile et de planification de la retraite. À l’inverse, le recul est sensible en assurance habitation.

Plus en détail, si 99 % des répondants reconnaissent la nécessité de rembourser le montant exigible dans les délais sur les dettes, 23 % disent ne pas y arriver toujours.

Aussi, 97 % des répondants reconnaissent la nécessité de payer le solde complet de la carte de crédit à la fin de chaque mois, mais 33 % n’y parviennent pas toujours. Ils sont toutefois moins nombreux (72 %) à souligner l’importance de vérifier leur capacité à faire des versements sur des dettes à long terme et seulement 45 % le font.

Et 62 % vont magasiner les taux d’intérêt lors d’un emprunt. Par contre, ils sont plus nombreux (77 %) à dire qu’il peut s’avérer très dispendieux d’effectuer une avance de fonds sur sa carte de crédit.

En assurance automobile, 82 % des répondants affirment connaître les caractéristiques de leur assurance. Ils sont nombreux (92 %) à juger utile de comparer les primes entre assureurs, mais 67 % seulement le font.

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Le Canada exclut les États-Unis d’un sommet sur l’OMC

Photo: Justin Tang Archives La Presse canadienne Le Canada accueillera des ministres de 13 pays «aux vues similaires» plus tard ce mois-ci afin de trouver des moyens de réformer l’OMC, a déclaré le ministre Jim Carr.

Le Canada n’a pas invité les États-Unis à une prochaine réunion visant à sauver le système commercial international, car ils ne partagent pas les points de vue des 13 pays invités, a expliqué le nouveau ministre canadien de la Diversification du commerce international.

Le Canada accueillera des ministres de 13 pays « aux vues similaires » pour une discussion de deux jours à Ottawa plus tard ce mois-ci afin de trouver des moyens de réformer l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a déclaré le ministre Jim Carr.

M. Carr a expliqué que le groupe de pays qu’il a convoqué veut en fin de compte persuader Washington de l’utilité continue de l’OMC, mais que pour le moment, la meilleure voie à suivre consiste à ne pas inviter les États-Unis.

« Nous pensons que la meilleure façon de séquencer la discussion est de commencer par des personnes partageant les mêmes idées, et c’est ce que nous avons invité et qui viennent », a déclaré M. Carr à La Presse canadienne.

 Ceux qui croient qu’un système fondé sur des règles est dans l’intérêt de la communauté internationale se réuniront afin de parvenir à un consensus que nous présenterons ensuite à des pays qui auraient pu être plus réticents.

Quand on lui demande quel est son message aux Américains en attendant, M. Carr répond : « Un système basé sur des règles est également bon pour eux. »

L’OMC fait partie d’une longue liste d’organisations internationales et d’accords décriés par le président américain Donald Trump et son administration protectionniste. Le principal conseiller économique de M. Trump, Larry Kudlow, a parfois qualifié l’OMC d’inefficace et simplement « brisée ».

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ET POURTANT, ÇA MARCHE

YVES BOISVERT-LA PRESSE-4 octobre 2018

Selon Yves Boisvert, comment Trump as-t-il fait sa fortune? Décrivez les mécanismes qui l’ont amené à cette fortune. Comment se fait-il qu’il puisse continuer ainsi? Êtes-vous d’un autre avis? Pourquoi?     M.L.

Finalement, Lincoln avait tort. On PEUT tromper tout le monde tout le temps…

Dans son terrifiant Fear, Bob Woodward raconte la première rencontre entre Steve Bannon et Donald Trump, en 2010.

Bannon est alors inconnu du grand public. Il produit des films de droite vaguement conspirationnistes.

Bannon ressort de sa rencontre à la Trump Tower avec une certitude : cet homme a beau être divertissant, il est totalement ignorant de la politique, menteur, et il n’y a pas la moindre chance qu’il se présente en politique.

Six ans plus tard, Bannon était un des architectes de la victoire de Trump.

Le même sentiment d’incrédulité vous envahit en parcourant l’enquête-fleuve du New York Times sur les origines de la fortune du 45e président des États-Unis. Ça ne se peut pas… Quelqu’un quelque part va mettre fin à cette vaste fraude, répétée, étalée sur des décennies…

Eh ben non.

Personne. Jamais.

***

Donald Trump, l’antipoliticien qui veut défendre l’homme (oui, surtout l’homme) de la rue contre l’establishment, n’a jamais rendu publics sa déclaration de revenus ou l’état de ses avoirs.

Il a rompu avec une tradition bien établie depuis 50 ans pour les présidents et les candidats. L’homme qui s’est déjà vanté de « valoir » 10 milliards n’a jamais avancé de preuves. De toute manière, 10 milliards, 10 millions…

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Dans quel monde voulons-nous vivre?

Alors que les demandes en aide alimentaire ne suffisent plus, il serait bon de rappeler qu’une véritable politique de lutte contre la pauvreté n’est pas à chercher dans les spéciaux de circulaires ni dans «des conseils culinaires pour gens démunis». À la suite de la lecture de cet article, décrivez le monde dans lequel vous aimeriez vivre!      M.L.

Cette campagne électorale nous aura fait réfléchir. Elle nous aura indignés. Loin de proposer des projets de société inclusifs, une société qui reconnaît la richesse de sa diversité, repensant ainsi les liens de solidarité, elle aura été celle des dérives populistes de droite instrumentalisant les questions d’immigration : des immigrantes et immigrants réduits à un nombre, à des tests et évaluations, à des quotas, à de simples « ressources humaines ». Dans les débats qui ont ponctué cette campagne, les immigrants ont été perçus soit comme une potentielle « menace » à l’identité, soit comme un « mal nécessaire » face au déclin démographique et au manque de main-d’oeuvre. Cette politique de division, alimentée par certains démagogues de radio et autres chroniqueurs bien-pensants aura encore tristement fait florès. Or, pour la sociologue Karen Akoka, nos sociétés ne sont pas confrontées à une crise migratoire, mais bien, au contraire, à une crise d’hospitalité. « Parler de “crise”, ou du “problème de l’immigration”, nous dit-elle, en dit plus long sur nous que sur la réalité » elle-même.

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GOUVERNEMENT MINORITAIRE!?

Expliquez-nous ce que vous comprenez d’un gouvernement minoritaire? Comment entrevoyez-vous la gouvernance du Québec dans ces circonstances? Pourrait-il y avoir des avantages à une telle situation? Pourquoi retrouve-t-on de plus en plus de gouvernements minoritaires à travers le Canada?       M.L.

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**EXCEPTIONNELLEMENT, CETTE SEMAINE, IL SERA POSSIBLE DE COMMENTER JUSQU’À LUNDI SOIR!**

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Le Nouveau-Brunswick plongé dans l’incertitude au lendemain des élections

 

Si aucune des deux formations n’arrive à assembler une coalition qui obtient la confiance de l’assemblée législative, celle-ci sera dissoute et une nouvelle élection organisée.

DARREN CALABRESE, ARCHIVES PC, Publié le 25 septembre 2018 à 07h32

La Presse Canadienne

Le Nouveau-Brunswick se réveille mardi plongé dans l’incertitude au lendemain d’une élection qui a vu progressistes-conservateurs et libéraux terminer pratiquement à égalité, ce qui place la balance du pouvoir entre les mains de deux formations plus petites.

Les tractations qui se dérouleront en coulisses au cours des prochaines heures et des prochains jours détermineront si un gouvernement de coalition durable peut être assemblé; qui du libéral Brian Gallant ou du conservateur Blaine Higgs sera premier ministre; et si les Néo-Brunswickois sont rappelés aux urnes avant Noël.

Après le dépouillement de tous les votes lundi, les progressistes-conservateurs récoltaient 22 sièges et les libéraux 21.

Le lieutenant-gouverneur de la province devrait maintenant offrir au premier ministre sortant, Brian Gallant, la chance de former un gouvernement. M. Gallant pourrait alors se tourner vers le Parti vert, qui a fait élire trois députés, dont son chef David Coon.

En cas d’échec, M. Higgs pourrait tenter de s’entendre avec l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, qui a également engrangé trois sièges.

M. Higgs a prédit tard lundi soir que son rival et lui se rencontreront mardi matin à la porte de la résidence du lieutenant-gouverneur.

Si aucune des deux formations n’arrive à assembler une coalition qui obtient la confiance de l’assemblée législative, celle-ci sera dissoute et une nouvelle élection organisée.

Erin Crandall, une politologue de l’université Acadia, a expliqué que l’émergence du Parti vert et de l’Alliance est l’élément marquant de cette élection, dans une province qui a traditionnellement été divisée entre libéraux et conservateurs.

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